Prix des carburants : les ventes de billets de train en hausse, est-ce vraiment plus avantageux que la voiture ?
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Après plus de deux mois de conflit, la guerre au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz qui en découle continue de chambouler l’approvisionnement de pétrole dans le monde. Mardi 5 matin, le pétrole est reparti à la baisse en Asie, après un bond lundi. Vers 5 heures du matin, le baril de West Texas Intermediate (WTI), référence du marché américain, lâchait 2,15 % à 104,13 dollars. Le baril de Brent de la mer du Nord, repère du marché mondial, perdait, lui, 1,26 % à 113 dollars. Lundi soir aux États-Unis, le Brent avait clôturé sur une hausse de 5,80 % et le WTI sur un saut de 4,36 %, après de nouvelles attaques aux Émirats arabes unis et dans le détroit d’Ormuz malgré la trêve entre les États-Unis et l’Iran. Moins d’automobilistes sur les autoroutes Alors que le diesel, carburant le plus onéreux actuellement, a atteint jeudi 2,217 euros le litre, selon une moyenne calculée sur la base des données gouvernementales, les Français semblent avoir modifié leur manière de se déplacer en délaissant la voiture au profit des autres solutions. Cette hypothèse est consolidée par la baisse du nombre d’automobilistes comptabilisés sur les autoroutes relevée par Eiffage et Vinci au premier trimestre, un phénomène « principalement dû à la hausse des prix du carburant en mars », selon Vinci. De son côté, l’avion ne semble pas avoir la cote puisque certaines compagnies aériennes, craignant un manque de kérosène, pourraient avoir recours à des annulations de vol. Le train, pas toujours plus économique ? Une dynamique positive pour le covoiturage, les bus et donc les trains, moins vulnérable à l’envolée du prix des carburants grâce à leur traction électrique. Pourtant, cette dernière solution pourrait ne pas ravir tout le monde. Les prix des billets de train peuvent rapidement augmenter en fonction de la demande. Celle-ci étant en hausse, certaines destinations pourraient voir leur prix s’envoler. Voire dépasser ceux de la voiture. Prenons l’exemple d’un trajet en TER entre Bordeaux et Bayonne. Avec une voiture citadine roulant au diesel, le coût du trajet s’élèverait à 43,06 euros (30,52 euros de carburants et 13,10 euros de péage), d’après les estimations du site Via Michelin. Pour un départ le lendemain en train pour un seul voyageur sans carte de réduction, le prix du trajet s’élève à 38,10 euros. Si pour un voyageur seul, opter pour le TER, dont les prix sont fixes, peut devenir économiquement intéressant, le choix peut s’avérer bien moins facile à prendre pour une famille nombreuse.
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