Après les tempêtes Nils et Pedro, le camping La Pinède a rouvert ses portes à Lézignan-Corbières
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Quand on sait que la plupart des arbres tombés à terre lors des tempêtes Nils et Pedro, en février dernier, sont des pins, on imagine forcément les dégâts causés au camping La Pinède, à Lézignan. Des dégâts, et c’est peu de le dire, impressionnants : "Nous avons recensé 52 chutes d’arbres, témoigne Julien Pailhiez, gérant de la structure avec son épouse, Marlène. Bien évidemment, il s’agissait des plus vieux, des plus hauts, les plus lourds, ceux qui faisaient le plus d’ombre, ceux qui donnaient du cachet, du charme aux lieux". Au total, une habitation mobile, deux hangars et une bonne vingtaine d’emplacements ont été impactés par cet aléa climatique imposant d’évacuer les pins centenaires brisés pour certains, déracinés pour d’autres : "L’entreprise ARF est intervenue très rapidement, insiste Julien Pailhiez. En l’espace de deux semaines, elle avait enlevé non seulement les arbres mais également les souches. Mais bon, c’est la faute à personne, c’est la vie, c’est comme ça : on est obligé de s’y faire", lâche le gérant qui envisage déjà des replantations à l’automne prochain. Une résilience nécessaire car, depuis, les beaux jours sont revenus amenant avec eux le lancement de la saison touristique. Au camping La Pinède, les portes se sont ainsi ouvertes dès la première semaine des vacances de Pâques au rythme d’un démarrage en douceur : "On a eu un peu d’activité, notamment sur le week-end du 1er mai, mais il est évident qu’on a eu, également, moins de passage que d’habitude. Pour une raison toute simple : la crise énergétique... Rouler en camping-car peut revenir très cher en ce moment". Nous nous sommes adaptés à la demande des campeurs Néanmoins, la saison estivale s’annonce sous de meilleurs auspices que la précédente. Car, l’an passé, suite à la procédure de délégation de service public engagée par la mairie en 2023, le couple Pailhiez n’avait pas pu engager de campagne promotionnelle en temps et en heure (après une année blanche, l’exploitation n’avait pu reprendre que fin 2024, bien trop tard pour activer tous les leviers de communication, NDLR) : "Même si la tendance dans la région est à la stagnation, pour nous, l’été 2026 s’annonce quoi qu’il en soit meilleur que celui de 2025", souligne encore Julien Pailhiez. Un gérant conscient par ailleurs de la nécessaire adaptation des métiers de l’hôtellerie de plein air aux nouveaux modes de consommation : "Auparavant, les réservations se faisaient obligatoirement pour une semaine minimum. Nous avons abandonné ce fonctionnement car les gens veulent plus de souplesse et réservent de plus en plus au dernier moment. Nous nous sommes adaptés à la demande des campeurs : il faut leur proposer un produit qu’ils ont envie d’acheter avec, qui plus est, des réservations directement sur notre site. Nous avons la chance d’être sur un axe de passage : nous devenons bien souvent pour les touristes une escale dans leurs vacances". Dans le même état d’esprit, une rénovation totale du bloc sanitaire a été entreprise au cours de l’hiver : les rangées de cabines de douches et de lavabos ont ainsi laissé la place à des espaces de toilette individualisés et confortables. Un équipement refait de neuf que pourront apprécier les habitués du camping comme les campeurs de passage ravis de l’accueil familial qui perdure ici depuis des décennies.
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