Bientôt une explosion du nombre de radars automatiques ? Les maires vont pouvoir les installer où ils veulent : tout ce qui va changer
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L’État lâche du lest sur le contrôle de la vitesse. À partir de 2027, les maires et présidents de départements auront la main sur le déploiement de boîtiers de contrôle sur leurs réseaux. Cette réforme, issue de la loi 3DS de 2022, transforme profondément la gestion de la sécurité routière en France. Lien interne vers l’article n°12447546 Une surveillance "chirurgicale" au coin de la rue Le premier grand changement est la densité du maillage. Jusqu’ici, l’État privilégiait les grands axes. Demain, les maires pourront installer des radars dans des zones urbaines précises, comme les abords des écoles ou les carrefours dangereux. Conséquence : les automobilistes devront faire face à une vigilance accrue sur les trajets du quotidien, là où l’habitude entraînait souvent un relâchement. "Le pays aux 35 000 communes" pourrait voir son parc de radars exploser bien au-delà des 4 819 appareils actuels, prévient Le Parisien. Le choc du cumul des amendes L’arrivée des radars de type SCAT (Système de contrôle automatisé des collectivités) marque la fin de la tolérance pour les comportements à l’intérieur de l’habitacle. Un seul passage devant une borne pourra désormais détecter l’excès de vitesse, le franchissement de feu rouge, mais aussi le téléphone au volant ou le défaut de ceinture grâce à l’IA. Les sanctions se cumuleront sans plafond. Un conducteur pourra perdre jusqu’à 8 points (plafond légal pour un seul contrôle) et payer plusieurs amendes de 135 euros simultanément. Lien interne vers l’article n°12292123 La fin de l’impunité sur les réseaux secondaires Les collectivités gèrent plus de 700 000 km de voirie contre seulement 20 000 km pour l’État. En prenant en main le financement, les départements et communes vont combler les "trous" de surveillance sur les routes secondaires. Contrairement aux contrôles mobiles de police, ces radars fixes "collectivité" fonctionneront 24h/24, rendant la sanction quasi systématique en cas d’infraction sur des axes auparavant délaissés, constate L’Union. Un flou persistant sur votre argent Si vous espériez que vos amendes financent directement la crèche de votre quartier, ce n’est pas encore gagné. Lien interne vers l’article n°12454497 Pour l’instant, les amendes tombent toujours dans les caisses de l’État. "La politique pénale n’étant pas décentralisable", les communes devront attendre d’éventuelles subventions en retour, ce qui freine certains élus craignant de payer pour une mesure impopulaire sans bénéfice budgétaire, peut-on lire sur le site Départements de France.
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