Immersion au cœur de la folie orange et noire : de l’angoisse à l’explosion de joie, les supporters du Racing Club Narbonnais ont vécu une finale irrespirable face à Nice
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À Bourg-en-Bresse, ce samedi 16 mai 2026, les supporters narbonnais ont vécu bien plus qu’un match. Ils ont vécu une soirée qu’ils ne sont pas prêts d’oublier. Dès 16 h 30, les rues autour du stade Marcel-Verchère étaient déjà envahies par une marée orange et noire. Tambours, chants, fumigènes, pétards... les Narbonnais avaient fait le déplacement en nombre pour pousser leur équipe vers le titre et la Pro D2. Quand le bus du Racing est arrivé vers 17 heures, l’ambiance est devenue irrespirable. Les supporters tapaient sur le bus, craquaient des dizaines de fumigènes à tour de rôle. Les joueurs entraient dans le stade sous les cris de tout un peuple qui voulait y croire jusqu’au bout. Mais derrière cette ferveur, il y avait aussi énormément de stress. "Le ressenti, on pourra dire qu’il est assez stressant quand même", soufflait Coralie avant le coup d’envoi. Pourtant, impossible pour elle d’imaginer une défaite, "une victoire, c’est sûr." Même confiance chez Jean-Philippe, "franchement, on ne va pas la laisser celle-là. Cette victoire est pour nous." "Champion ! Champion !" À 18 h 30, le coup d’envoi est donné. Les chants descendent des tribunes pendant que les drapeaux orange et noir s’agitent dans tous les sens. Mais rapidement, le doute s’installe. Nice domine la première période et mène 20 à 3, jusqu'à l'heure de jeu. Dans les tribunes, les visages se ferment. Les supporters regardent le terrain sans vraiment comprendre ce qu’il se passe. À la mi-temps, Jacques résume le sentiment d’un grand nombre de supporters, "on a perdu beaucoup de combats, mais on va essayer." Malgré tout, personne ne veut abandonner. Scott, lui, garde espoir, "je pense qu’ils ont un esprit de groupe supérieur à Nice." Et il avait raison. Au retour des vestiaires, le Racing change complètement de visage. Petit à petit, Narbonne revient dans le match et les tribunes recommencent à y croire. Chaque action fait lever le stade. Puis vient ce moment où Narbonne remonte rapidement, très rapidement, en vingt minutes seulement. Le score passe de 3-20, à 23-20. Alors les supporters explosent, exultent. "Qui ne saute pas n’est pas Narbonnais !", résonne dans tout le stade pendant que des centaines de personnes sautent ensemble dans la tribune. Narbonne passe donc devant avec un score de 23 à 20. Quand l’arbitre siffle la fin du match, plus rien ne peut retenir les Narbonnais. Tout le monde court sur la pelouse. Certains pleurent, d’autres crient, d’autres restent simplement debout, les yeux remplis d’émotion. "C’était un match incroyable, on a vécu un moment magnifique", raconte une supportrice au milieu de la foule. Une autre, en larmes, remercie son club, "je les suis depuis que je suis petite et c’est un rêve éveillé." Sous les chants de "Champion ! Champion !", les joueurs soulèvent le bouclier devant un peuple narbonnais en fusion, que rien arrête. Après des années d’attente, Narbonne a soulevé un planchot et retrouve enfin la Pro D2.
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