Rugby – Finale Narbonne-Nice en Nationale : "Et à la 60e minute, on a senti un déclic", mené 3-20, comment le Racing Club Narbonnais a tout renversé pour s’offrir le titre
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Un match de rugby dure 80 minutes. Ce n’est pas aux Niçois que l’on va le rappeler. Dominateur, même ultra-dominateurs durant une bonne heure, Nissa Rugby s’est effondré, bien aidé par le réveil narbonnais. Comme une sieste un peu trop longue, de laquelle on se réveille un peu défracté, sans savoir quelle heure il est. Samedi, en fin d’après-midi, à Bourg-en-Sieste, pardon Bourg-en-Bresse, le Racing Club Narbonnais s’est réveillé tard, on a un temps pensé que c’était trop tard. Mais finalement, ces Audois avaient finalement bien réglé leur réveil. "Quand on a fait le coaching, j’ai dit à Charles (Malet, directeur sportif) qu’on allait gagner. J’étais persuadé qu’on allait gagner parce que je les sentais fort. Ce groupe ne vit que dans la difficulté, reconnaissait, la larme à l’œil, le manager Jacques Delmas à l’issue de la rencontre. Dès qu’il est en danger, ce groupe est capable de tuer père et mère, ils sont comme ça. Tout ce qu’ils ont au fond d’eux, ils vont le chercher dans la difficulté." Menés 3-20, dans le creux de la vague, face à des Azuréens en pleine maîtrise, comment les orange et noir sont parvenus à renverser la tendance ? "En première mi-temps, on sentait qu’on était en difficulté, on reculait sur les impacts..., analysait le flanker Romain Delemarle, les stigmates du combat encore sur la joue gauche. On sentait qu’ils fatiguaient et qu’ils commençaient à baisser la tête petit à petit. Et à la 60e minute, on a senti un déclic. On les a vus clairement baisser de rythme, encore plus baisser la tête, ils n’avançaient plus aux impacts. C’est nous qui avons commencé à récupérer le ballon, et à partir du moment où on a la balle et qu’on met notre jeu en place, je pense que dans le championnat, il n’y a pas beaucoup d’équipes qui peuvent nous prendre." Un banc déterminant Pourtant, au retour des vestiaires, malgré toutes les bonnes intentions du monde, les Narbonnais continuaient de subir les assauts du rouleau-compresseur Nissa. Pénalisés cinq fois en douze minutes pour attaquer ce deuxième acte, les protégés du président Xavier Marco se voyaient affubler d’un carton jaune, logique. Lucas Bachelier, hors jeu près de sa ligne, quittait les siens pour dix minutes (49e). Sans le capitaine de soirée, difficile de rentrer en sécurité, pourtant les orange et noir allaient tenter le coup, en infériorité numérique. Moreaux dès la mi-temps, Fichten, Nova et Veyrier (49e), Belzons (54e), Lalanne (57e), Muller (65e) et enfin Chauvet ont tous participé à cette remontada orange et noir. Un jeu au pied de pression de Boris Goutard poussait Odiete à dévisser son dégagement et sortir sur blessure. La machine orange et noir se mettait en route et après trois minutes dans les 5 mètres niçois, Pierrick Nova alertait Jules Veyrier pour l’essai de l’espoir (10-20, 59e). Deux entrants, dix minutes plus tôt qui ont redonné du rythme au Racing. À côté de leurs pompes, les Niçois déjouaient à mesure que les Narbonnais se trouvaient, enfin. Touche rapide, pénalité, de l’avancée avec des charges d’Apisai Naqalevu ou de Mattéo Lalanne. Et trois points de plus avec la botte d’un Thibault Santoro toujours précieux face aux perches, même six (16-20, 71e) avec un gros frisson parcourant les travées de Marcel-Verchère. "Et s’ils le faisaient ?" Un en-avant du pourtant expérimenté arrière niçois Barraque, allait en ce sens. Une nouvelle phase de jeu et des picks and go sur la ligne adverse. Le très aérien Aphiwe Dyantyi se la jouait taupe pour creuser un trou dans la ligne de barbelés et offrir un bonheur immense à ses coéquipiers et supporters (23-20, 76e). Il ne manquait qu’à gérer l’horloge pour taper en touche et signé le plus beau retournement de situation dans l’histoire de la Nationale.
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