Le FC Nantes, invité surprise des playoffs du championnat de France féminin de football
Le Monde
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Le beau jeu à la nantaise n’a pas entièrement disparu. Pendant que l’équipe masculine du FC Nantes bégayait son football, jusqu’à être relégué en Ligue 2 à l’issue de la saison, son pendant féminin, lui, faisait honneur aux préceptes édictés par les anciens entraîneurs des Canaris José Arribas, Jean-Claude « Coco » Suaudeau et Raynald Denoueix. Au point que les footballeuses des Jaune et Vert, surprenantes quatrièmes de la saison régulière de la Première Ligue – la première division française –, disputent, samedi 16 mai, à 18 heures, la demi-finale face à l’OL Lyonnes, tenant du titre et lauréat de 18 des 19 dernières éditions du championnat. « Etre qualifiés pour les playoffs, c’est historique, insiste l’entraîneur, Nicolas Chabot. C’était un objectif qu’on avait dans un coin de notre tête. Quand tu sais qu’il y a les trois grosses écuries [l’OL, le Paris Saint-Germain et le Paris FC] et qu’il reste neuf prétendants pour une place... Ça montre la concurrence. C’est magnifique d’être cette équipe-là ! » L’histoire est d’autant plus belle que les Nantaises, qui n’ont fait leur retour dans l’élite qu’à l’été 2024, avaient terminé à la 7e place (sur 12) de la Première Ligue lors de l’exercice 2024-2025. « Elles sont montées il y a deux ans. Normalement, c’est difficile de s’acclimater aussi vite, observe Ada Hegerberg, Ballon d’or 2018 et avant-centre lyonnaise. Chapeau à elles ! » Ce classement inattendu est d’autant plus méritoire qu’il se conjugue avec une qualité de jeu qui n’est pas passée inaperçue. Le 22 mars, le troisième but des Canaries contre Strasbourg a fait le tour des réseaux sociaux : une action collective de haute volée de dix-huit secondes, en une touche de balle, impliquant huit joueuses et conclue par l’attaquante Lucie Calba. Il n’est pas exclu que cette action soit désignée plus beau but de la saison lors de la cérémonie de remise des trophées LFFP (Ligue féminine de football professionnel), qui se déroulera lundi 18 mai à Paris. « Ça donne une belle image du foot féminin, du club et de ce que réussissent à faire les joueuses sur le terrain », estime Nicolas Chabot. Contexte économique précaire A 31 ans, le coach, qui a occupé des postes dans les équipes de jeunes masculines du FC Nantes avant de prendre en main la section féminine il y a trois ans, est, pour sa part, en lice pour la récompense de meilleur entraîneur de la saison, aux côtés de Jonatan Giraldez (OL Lyonnes) et de Sandrine Soubeyrand (Paris FC). La belle saison collective de Nantes a également permis à certaines individualités de se distinguer. Mélissa Bethi et Lucie Calba, quant à elles, ont été nommées parmi les meilleures espoirs aux Trophées UNFP (Union nationale des footballeurs professionnels), lundi 11 mai, même si la récompense est finalement revenue à la milieu de terrain de Montpellier, Justine Rouquet. Mélissa Bethi, de son côté, figure dans l’équipe-type de la saison, entourée exclusivement de joueuses lyonnaises et parisiennes. Courtisé par de nombreux clubs en France et en Espagne, pays qu’il apprécie et où il s’est formé, Nicolas Chabot n’est pas certain de poursuivre son aventure en Loire-Atlantique. Dans le contexte économique précaire du football français masculin, dont dépendent malheureusement les sections féminines, la relégation des Nantais fait planer une incertitude supplémentaire sur l’avenir des Canaries. Cependant, avant de penser à la saison prochaine, celles-ci rêvent d’un exploit contre Lyon, club qui a remporté les quatre matchs de playoffs auxquels il a participé depuis l’introduction de cette formule, en 2024. Le vainqueur de ce duel affrontera, vendredi 29 mai, celui de l’autre demi-finale, entre le Paris Saint-Germain et le Paris FC, pour s’offrir le titre.
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