Max Verstappen, frustré en formule 1, s’offre une respiration en endurance le temps d’un week-end avec les 24 Heures du Nürburgring
Le Monde
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Frustré en formule 1, Max Verstappen s’essaie, samedi 16 et dimanche 17 mai, à d’autres sensations. Alors que la saison de F1 bat son plein, le quadruple champion du monde néerlandais s’apprête à prendre le départ des 24 Heures du Nürburgring (Allemagne), une course d’endurance emblématique surnommée l’« enfer vert ». « [C’est] l’une des plus belles courses au monde, sur l’une des plus belles pistes, avait déclaré le pilote Red Bull, au début de mars, après avoir officialisé sa participation. Cela fait longtemps que je [la] regarde. J’ai de nombreux amis qui l’ont faite et ils disent tous que c’est quelque chose d’extraordinaire. » Le Néerlandais de 28 ans a soif d’émotions fortes. Depuis le début de la saison de F1, il ne cache pas tout le mal qu’il pense du nouveau règlement de la discipline reine des sports automobiles, instauré cette année. « J’ai remplacé mon simulateur par ma Nintendo Switch (...). Je m’entraîne à Mario Kart », ironisait-il il y a deux mois, au sujet de cette nouvelle ère où la capacité des pilotes à maîtriser la puissance électrique de leur monoplace devient déterminante. A la fin de mars, au sortir du Grand Prix du Japon, il réitérait son propos, assurant « ne pas apprécier ce sport actuellement ». Le coureur n’éprouve guère de plaisir dans sa Red Bull, qu’il juge très difficile à piloter, voire « impossible à conduire ». Il a même évoqué à plusieurs reprises l’idée d’abandonner la discipline qui l’a couronné à quatre reprises. Celui qui assurait, à la fin de 2025, pouvoir « facilement quitter le championnat », assume d’« explorer d’autres choses, en dehors de la F1, pour [s]’amuser ». C’est pourquoi il participe, samedi, aux 24 Heures du Nürburgring, au volant d’une Mercedes-AMG GT3. Au sein de Verstappen.com Racing, une équipe portant ses couleurs et ayant vocation à faire émerger des talents, le natif de Hasselt (Belgique) sera associé à trois autres pilotes, Jules Gounod, Daniel Juncadella et Lucas Auer, pour sa première « vraie » course d’endurance. Discipline « un peu plus “old school” » « J’aime piloter d’autres voitures, et ça va être la première fois que je vais vraiment pouvoir le faire dans de bonnes conditions, expliquait en mars celui qui a dû passer un permis spécifique pour pouvoir s’aligner sur la grille de départ. J’aimerais prendre plus de plaisir en ce moment en F1, et je suis très heureux que l’équipe me laisse faire ce genre de choses. » Même s’il n’est pas assuré d’accomplir une bonne performance, sa venue intrigue le public. De fait, une fréquentation record est attendue sur le circuit de Rhénanie-Palatinat. Déterminé à « explorer d’autres choses et à [ne] pas attendre d’avoir 40 ans pour le faire », Max Verstappen profite de l’absence de course entre le Grand Prix de Miami, le 3 mai, qu’il a terminé en cinquième position, et celui du Canada, le 24 mai, pour s’offrir une incursion dans une discipline « un peu plus “old school”, moins politique » que la formule 1, où il « pourrait sans doute être plus [lui-même] ». Max Verstappen se dit enthousiaste à l’idée d’arpenter le circuit de la Nordschleife de nuit, sur lequel il a déjà roulé en 2024. « Ce sera probablement le meilleur ressenti. Vous êtes seul à attaquer dans la nuit. La voiture est normalement la plus rapide à ce moment-là. Donc, j’ai hâte d’y être », a-t-il expliqué en conférence de presse. Il a d’ores et déjà annoncé vouloir y « revenir chaque année ». En quête « d’autres endroits où prendre du plaisir » que son baquet de F1, le quadruple champion du monde pourrait ensuite se lancer dans d’autres épreuves mythiques, comme les 24 Heures du Mans.
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