« On apprend plus en portant une robe une journée qu’un costume toute une vie » : l’expérience drag-queen
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« On naît nu et tout le reste, c’est du drag. [...] Tout le monde joue un rôle. Dès que vous sortez de la douche, vous enfilez votre drag. » RuPaul a le sens de la formule. Il est la drag-queen la plus connue de notre siècle, mais aussi un brillant homme d’affaires, un mannequin, un chanteur à succès – Kurt Cobain était fan de son tube « Supermodel (You Better Work) » (1992) – et, surtout, le créateur d’une émission de télé-réalité désormais culte, « RuPaul’s Drag Race ». Une course à la meilleure drag-queen, qui a définitivement inscrit cet art du spectacle queer dans la culture populaire. Mais, au juste, qu’est-ce qu’une drag-queen ? L’origine du mot est contestée. Certains y voient l’acronyme de dressed as a girl (« habillé comme une fille »), que l’on aurait retrouvé en didascalie de pièces de William Shakespeare, tandis que d’autres évoquent une référence aux robes de comédiens travestis qui « traînaient » sur scène (to drag) au théâtre. Quant à son association au terme queen (« reine »), elle fait aussi l’objet de différentes interprétations. Ce qui est sûr, c’est que le drag fait partie intégrante de la culture LGBTQIA+. Bien avant de devenir un divertissement grand public, il a servi de refuge pour ces populations marginalisées et aussi d’outil politique au service de la lutte pour leurs droits. En cela, le drag a une histoire particul...
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