Lafarge condamnée pour financement de terrorisme en Syrie, son ex-PDG écope de six ans de prison
L’entreprise Lafarge reconnue coupable de financement de groupes terroristes en Syrie ; son ex-PDG, Bruno Lafont, condamné à six ans de prison
Le Monde
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Le tribunal correctionnel de Paris a condamné Lafarge et huit de ses anciens dirigeants pour avoir financé des groupes terroristes en Syrie entre 2013 et 2014. L'ex-PDG, Bruno Lafont, a été condamné à six ans de prison. L'entreprise a été condamnée à une amende de 1,125 millions d'euros pour avoir versé près de 5,6 millions d'euros à des organisations djihadistes.
- 01Lafarge et huit anciens dirigeants reconnus coupables de financement de terrorisme.
- 02Bruno Lafont condamné à six ans de prison avec incarcération immédiate.
- 03L'entreprise condamnée à une amende maximale de 1,125 millions d'euros.
- 04Les paiements ont permis au groupe État islamique de financer des attentats.
- 05La cimenterie de Jalabiya a été évacuée en septembre 2014 face à l'avancée de l'EI.
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Le 13 avril, le tribunal correctionnel de Paris a reconnu Lafarge, un géant du ciment, coupable de financement de groupes terroristes en Syrie entre 2013 et 2014. L'ex-PDG, Bruno Lafont, a été condamné à six ans de prison avec incarcération immédiate, tandis que sept autres anciens dirigeants ont reçu des peines allant de 18 mois à sept ans. Lafarge a été condamnée à une amende de 1,125 millions d'euros pour avoir versé près de 5,6 millions d'euros à des organisations djihadistes, dont le groupe État islamique (EI), facilitant ainsi des actes terroristes en France, notamment ceux de janvier 2015. Le tribunal a souligné que ces financements avaient été essentiels pour l'EI, lui permettant de contrôler des ressources naturelles en Syrie. Cette affaire met en lumière la compromission d'une entreprise du CAC 40 pour préserver ses intérêts économiques dans un pays en guerre. Malgré les millions versés, la cimenterie de Jalabiya a été évacuée en septembre 2014, peu avant qu'elle ne tombe aux mains des djihadistes.
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Cette décision judiciaire pourrait avoir des répercussions sur la perception des entreprises opérant dans des zones de conflit, incitant à une plus grande vigilance et responsabilité sociale.
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