La cour d'appel du Kenya refuse de reconnaître l'avortement comme un droit fondamental
Kenya : la justice refuse de reconnaître l’avortement comme droit fondamental
Le Monde
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Une cour d'appel du Kenya a statué que l'avortement n'est pas un droit fondamental, légalisant ainsi les arrestations de médecins et de patientes. Cette décision, qui contredit un jugement antérieur, soulève des préoccupations sur l'accès aux services de santé reproductive dans un pays où les avortements non médicalisés causent la mort de sept femmes par jour.
- 01L'avortement n'est pas reconnu comme un droit fondamental par la cour d'appel du Kenya.
- 02Les arrestations de médecins et de patientes pratiquant des avortements sont donc légales.
- 03La Constitution de 2010 autorise l'avortement uniquement si la vie de la mère est en danger.
- 04Une étude a révélé que plus de 790 000 avortements provoqués ont eu lieu au Kenya en 2023.
- 05Le Center for Reproductive Rights prévoit de faire appel de cette décision devant la cour suprême.
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Le 24 avril, la cour d'appel de Malindi, au Kenya, a déclaré que l'avortement n'est pas un droit fondamental, rendant légales les arrestations de médecins et de patientes impliqués dans ces procédures. Cette décision s'oppose à un jugement antérieur qui avait qualifié l'accès à l'avortement de droit fondamental. La Constitution de 2010 permet l'avortement uniquement dans des situations où la vie ou la santé de la mère est en danger, mais des lois pénales héritées de l'époque coloniale interdisent strictement l'avortement. Le Center for Reproductive Rights a dénoncé cette décision, soulignant qu'elle pourrait aggraver le harcèlement des patientes et des médecins. En 2023, plus de 790 000 avortements provoqués ont été recensés, et environ 300 000 femmes ont nécessité des soins en raison de complications liées à des avortements non médicalisés. Cette situation met en lumière les défis liés à l'accès aux services de santé reproductive dans un pays où les normes culturelles et religieuses influencent fortement les lois.
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Cette décision pourrait restreindre l'accès aux soins de santé reproductive et aggraver les risques pour la santé des femmes au Kenya, notamment en cas d'avortements non médicalisés.
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