Une dirigeante jugée pour traite d'être humain après avoir employé une femme sans papiers
70h de travail par semaine, aucun jour de repos : une grande patronne, qui employait une femme sans papiers pour son père, jugée pour traite d’être humain
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Une femme de 61 ans, directrice RSE en région parisienne, est jugée pour traite d'être humain après avoir employé une femme sans papiers pour s'occuper de son père à Biarritz. L'employée, originaire du Mali, a travaillé 70 heures par semaine sans repos, recevant moins de la moitié de son salaire dû. Le jugement sera rendu le 18 juin.
- 01Une femme de 61 ans est accusée de traite d'être humain pour avoir employé illégalement une aide à domicile.
- 02L'employée, originaire du Mali, a travaillé 70 heures par semaine sans jours de repos.
- 03Elle a perçu seulement 40 000 euros sur les 132 000 euros dus pour ses services.
- 04La dirigeante a reconnu connaître le statut sans papiers de l'employée mais a affirmé ne pas être consciente de ses souffrances.
- 05Le jugement final est prévu pour le 18 juin.
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Une femme de 61 ans, cadre dans un grand groupe et directrice de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) en région parisienne, est actuellement jugée pour traite d'être humain. En 2021, elle a recruté une employée sans papiers originaire du Mali pour s'occuper de son père âgé et de sa compagne dans leur appartement à Biarritz, mais les conditions de travail étaient très précaires. L'employée devait travailler 70 heures par semaine sans jour de repos, vivant dans une chambre de 6 m². Bien qu'elle ait dû percevoir 132 000 euros pour ses services sur trois ans, elle n'a reçu que 40 000 euros, souvent avec des retards de paiement. Lors de son procès au tribunal de Bayonne, la dirigeante a admis être au courant du statut de l'employée, mais a déclaré qu'elle pensait que celle-ci avait le droit de travailler. Elle a également affirmé ne pas avoir conscience des souffrances de l'employée. Accusée de traite d'être humain, elle risque deux ans de prison avec sursis et 10 000 euros de dommages et intérêts. Si la traite d'être humain est reconnue, l'ex-employée pourrait obtenir un titre de séjour de 10 ans en France. Le jugement sera rendu le 18 juin.
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Cette affaire soulève des questions sur les conditions de travail des employés domestiques et la traite d'être humain en France, mettant en lumière les risques encourus par les travailleurs sans papiers.
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