Les élections éthiopiennes de 2023 : un scrutin contesté sous l'ombre de l'autoritarisme
Les Ethiopiens élisent leurs députés, raz-de-marée attendu du parti du Premier ministre Abiy Ahmed

Image: La Provence
Les Éthiopiens votent pour élire leurs députés dans un contexte marqué par des accusations d'autoritarisme envers le Premier ministre Abiy Ahmed. Le scrutin, prévu pour le 28 mai, est critiqué pour son manque de compétitivité et l'absence de nombreux partis d'opposition. Les résultats sont attendus dans dix jours.
- 01Abiy Ahmed est au pouvoir depuis 2018, mais fait face à des critiques internationales croissantes pour son autoritarisme.
- 02Le parti au pouvoir, le Parti de la prospérité (PP), détient 96% des sièges à la Chambre des représentants sortante.
- 03Plus de 50 millions d'électeurs sont appelés à voter dans environ 48 000 bureaux de vote à travers le pays.
- 04Le scrutin ne se déroulera pas dans la région du Tigré en raison de tensions persistantes et de déplacements massifs de population.
- 05Des observateurs de l'Union africaine surveilleront les élections, tandis que la demande de l'Union européenne pour des observateurs a été rejetée par le gouvernement éthiopien.
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Les Éthiopiens se rendent aux urnes pour élire leurs députés dans un climat de tension et de contestation. Le Premier ministre Abiy Ahmed, au pouvoir depuis 2018, est de plus en plus critiqué pour son autoritarisme, surtout après avoir reçu le prix Nobel de la paix en 2019. Selon Chatham House, cette élection pourrait être l'une des moins compétitives depuis l'instauration du multipartisme en 1991. Le Parti de la prospérité (PP) domine largement, détenant 96% des sièges de la Chambre des représentants sortante. Environ 50 millions d'électeurs sont attendus dans près de 48 000 bureaux de vote, bien que l'élection ne se tienne pas dans la région du Tigré, où des conflits armés persistent. L'opposition, divisée en plus de 40 partis, se présente sans moyens financiers, et plusieurs opposants sont en exil ou emprisonnés. Malgré les menaces de milices dans les régions d'Oromia et d'Amhara, la commission électorale (Nebe) prévoit d'organiser le vote dans l'ensemble du pays. Des observateurs de l'Union africaine seront présents, mais la demande d'observateurs de l'Union européenne a été refusée par le gouvernement.
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L'élection pourrait renforcer l'autorité du gouvernement d'Abiy Ahmed, affectant la dynamique politique en Éthiopie.
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