Pierre Juston sur l'aide à mourir : un débat enflammé et des accusations violentes
ENTRETIEN. Fin de vie : "J’ai été accusé de vouloir assassiner des gens, c’est extrêmement violent. Il y a justement besoin d’un cadre légal pour empêcher les abus et permettre aux patients de mourir dignement"
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Pierre Juston, délégué de l'Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD), défend le droit à une aide à mourir dans un contexte de rejet législatif et de menaces personnelles. Il souligne la nécessité d'un cadre légal pour éviter les abus et garantir la dignité des patients en fin de vie, tout en critiquant l'influence des lobbys religieux sur le débat public.
- 01Le Sénat a rejeté une nouvelle fois la proposition de loi sur l'aide à mourir le 12 mai.
- 02Pierre Juston a été confronté à des menaces de mort en raison de son engagement pour l'aide à mourir.
- 03L'ADMD insiste sur le fait que le droit à mourir dignement ne concerne que les personnes atteintes de maladies graves et incurables.
- 04Des pays comme la Belgique, ayant légalisé l'aide à mourir, ont mis en place des législations complètes incluant des soins palliatifs.
- 05Le lobbying religieux a une forte influence sur les décisions parlementaires, malgré un soutien majoritaire de l'opinion publique.
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Pierre Juston, délégué de l'Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD), s'exprime sur les tensions entourant le débat sur l'aide à mourir après le rejet d'une proposition de loi par le Sénat le 12 mai. Il fait face à des menaces de mort, soulignant la violence de certaines accusations, notamment celles le qualifiant d'assassin. Juston insiste sur le besoin d'un cadre légal pour garantir que le droit à mourir dignement soit respecté, précisant que ce droit est réservé aux personnes souffrant de maladies graves et incurables. Il critique les lobbys religieux qui influencent le débat, notant que l'opinion publique est majoritairement favorable à l'évolution de la loi. Selon lui, des pays comme la Belgique, qui ont légalisé l'aide à mourir, ont établi des législations qui incluent des financements pour les soins palliatifs, ce qui pourrait servir de modèle pour la France. Juston appelle à un débat public sans violence, affirmant que l'absence de cadre légal favorise les abus actuels.
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L'issue de ce débat pourrait influencer la législation sur l'aide à mourir en France, touchant ainsi des patients en fin de vie et leurs familles.
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