Vingt-cinq ans de la loi Taubira : un regard critique sur la reconnaissance de l'esclavage
Vingt-cinq ans de la loi Taubira : « Le passé esclavagiste reste insuffisamment intégré dans les récits nationaux », estime Ibrahima Thioub, historien sénégalais

Image: Le Monde
La loi Taubira, promulguée le 21 mai 2001, a fait de la France le premier pays à reconnaître la traite et l'esclavage comme crimes contre l'humanité. Vingt-cinq ans plus tard, l'historien sénégalais Ibrahima Thioub souligne que le passé esclavagiste reste insuffisamment intégré dans les récits nationaux, appelant à un travail scientifique rigoureux et à des réparations.
- 01La loi Taubira a été adoptée le 21 mai 2001, faisant de la France un précurseur dans la reconnaissance de l'esclavage comme crime contre l'humanité.
- 02Le 25 mars 2023, l'Assemblée générale des Nations unies a reconnu l'esclavage et la traite transatlantique comme le plus grave crime contre l'humanité.
- 03La résolution de l'ONU a été adoptée avec 123 voix pour, mais a suscité des débats, notamment sur l'abstention des États européens.
- 04Ibrahima Thioub appelle à un travail scientifique rigoureux sur l'esclavage et les réparations pour éviter les postures idéologiques.
- 05Des critiques ont été émises concernant l'absence des traites transsahariennes et orientales dans le texte de la résolution de l'ONU.
Advertisement
In-Article Ad
Le 21 mai 2001, la France a fait un pas historique en adoptant la loi Taubira, qui reconnaît la traite et l'esclavage comme crimes contre l'humanité. Cette reconnaissance a été célébrée vingt-cinq ans plus tard, alors que l'Assemblée générale des Nations unies a également reconnu, le 25 mars 2023, l'esclavage et la traite transatlantique comme le plus grave crime contre l'humanité. Cette résolution, soutenue par le Ghana au nom de l'Union africaine, a été adoptée avec une large majorité, mais a suscité des débats, notamment en raison de l'abstention des États européens, qui ont refusé d'établir une hiérarchie des crimes. Ibrahima Thioub, historien sénégalais et ancien recteur de l'université Cheikh-Anta-Diop de Dakar, a exprimé des préoccupations concernant l'intégration insuffisante du passé esclavagiste dans les récits nationaux. Il plaide pour un travail scientifique rigoureux sur cette question délicate, ainsi que sur les réparations, afin de dépasser les postures idéologiques et de mieux comprendre les implications historiques et contemporaines de l'esclavage.
Advertisement
In-Article Ad
Cette reconnaissance pourrait influencer les discussions sur les réparations et l'éducation historique en France et au-delà.
Advertisement
In-Article Ad
Reader Poll
Pensez-vous que la France devrait adopter des mesures de réparation pour l'esclavage ?
Connecting to poll...
More about Nations unies
Lire l'article original
Visitez la source pour l'article complet.







