Sénégal: le limogeage d'Ousmane Sonko accélère la recomposition du paysage politique
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Sénégal: le limogeage d'Ousmane Sonko accélère la recomposition du paysage politique Les répliques provoquées par le séisme politique que représente le limogeage du Premier ministre Ousmane Sonko se poursuivent au Sénégal. Depuis que le président Bassirou Diomaye Faye a mis fin aux fonctions de son ancien compagnon de lutte avec lequel il a incarné, en 2024, la promesse d'une rupture historique, l'un et l'autre tracent leur propre route et engagent leur pays sur la voie d'une recomposition politique avec, en ligne de mire, les élections locales de 2027 et la présidentielle de 2029. Publié le : Modifié le : Avec notre correspondante à Dakar, Juliette Dubois La coalition Diomaye Président reconnaît des divergences de longue date entre le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, et le désormais ex-Premier ministre, Ousmane Sonko. Continuer à gouverner ensemble était devenu impossible pour les deux hommes. Ameth Dieng, membre de la coalition, réagit au lendemain du limogeage d'Ousmane Sonko et de l'ensemble du gouvernement : « On a essayé de pousser au maximum une collaboration qui s'est avérée difficile dès les premiers jours. Le président a été calme pendant peut-être 18 mois, et même plus. Il y avait une tension dans l'air. Le Premier ministre a assumé qu'il y avait des divergences. Il n'y a pas eu une seule sortie où il n'a pas dit clairement qu'il n'était pas d'accord avec le président. Le jeu politique va être redéfini. » À lire aussiSénégal: le président Bassirou Diomaye Faye met fin aux fonctions du Premier ministre Ousmane Sonko Un congrès du Pastef prévu le 6 juin La recomposition politique s'accélère. Dans le clan du Pastef, les premières démissions ont suivi dès le lendemain du limogeage : le directeur du musée des Civilisations noires et le directeur de la Sonacos, la société nationale des oléagineux, ont annoncé leur départ. Mais l'Assemblée nationale reste, dans une large majorité, acquise au parti d'Ousmane Sonko. Un rapport de force qui pourrait rapidement peser sur la capacité du président à gouverner sans heurts. Me Abdoulaye Tall, porte-parole du Pastef, se veut toutefois rassurant : « Ousmane Sonko a montré son désaccord par rapport à certains choix. Mais je pense que cela n'a pas déteint sur le fonctionnement des institutions. Le Sénégal fonctionne, l'administration marche, les transporteurs travaillent, la justice fait son travail. L'Assemblée nationale va assumer pleinement son rôle d'institution, de contrôle de l'accord gouvernemental. » Le Pastef, affirme-t-il, est résolument tourné vers l'avenir et les prochaines échéances électorales. Un congrès du parti est prévu le 6 juin avec un seul candidat à sa présidence : Ousmane Sonko. À lire aussiSénégal: entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, récit d'une rupture annoncée
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