Conflit entre les autorités algériennes et le syndicat éducatif CNAPESTE
Algérie : harcèlement judiciaire et administratif contre le syndicat du secteur éducatif CNAPESTE
Fédération Internationale Pour Les Droits Humains
Image: Fédération Internationale Pour Les Droits Humains
Le 9 mars 2026, le ministère du Travail d'Algérie a demandé la dissolution du CNAPESTE, un syndicat éducatif, en raison de prétendues violations des lois syndicales. Cette action s'inscrit dans un contexte de répression croissante contre le syndicat, notamment des arrestations de ses dirigeants et des restrictions sévères sur leurs activités. L'Observatoire des droits humains appelle à mettre fin à ces poursuites.
- 01Le CNAPESTE a été fondé en 2007 et défend les droits des enseignants en Algérie.
- 02Messaoud Boudiba et Habet Boubekeur, dirigeants du CNAPESTE, ont été arrêtés lors d'un rassemblement pacifique le 24 février 2025.
- 03Les accusations portées contre eux incluent des charges d'« atteinte à l'unité nationale » et d'« incitation à l'attroupement ».
- 04Les autorités ont imposé des restrictions sévères aux dirigeants, y compris des obligations de pointage et l'interdiction de déclarations publiques.
- 05L'Observatoire des droits humains souligne que ces actions contre le CNAPESTE violent les conventions internationales sur la liberté syndicale.
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Le 9 mars 2026, le ministère du Travail algérien a saisi le tribunal administratif de Bir-Mourad-Raïs pour demander la dissolution du CNAPESTE (Syndicat national autonome des enseignants du primaire), en invoquant des violations présumées de la loi n°23-02 sur l'exercice du droit syndical. Cette demande s'inscrit dans un contexte de répression accrue contre ce syndicat, qui défend les droits des enseignants depuis sa création en 2007. Les dirigeants Messaoud Boudiba et Habet Boubekeur ont été arrêtés lors d'un rassemblement pacifique en février 2025, et ont depuis été soumis à des restrictions sévères, y compris un contrôle judiciaire qui les oblige à se présenter régulièrement devant les autorités. Les autorités ont également tenté de forcer Boudiba à prendre sa retraite, malgré son droit à poursuivre son activité professionnelle. En parallèle, le ministère de l'Éducation a entravé les activités du CNAPESTE, en interdisant des assemblées générales et en fermant les canaux de dialogue. L'Observatoire des droits humains a exprimé sa préoccupation face à ces actions, appelant à l'abandon des poursuites judiciaires contre les dirigeants du syndicat et à la cessation des tentatives de dissolution du CNAPESTE, rappelant que la liberté syndicale est protégée par des conventions internationales ratifiées par l'Algérie.
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Les mesures répressives contre le CNAPESTE pourraient avoir un impact significatif sur la défense des droits des enseignants en Algérie.
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