EN DIRECT, guerre au Moyen-Orient : un projet d’accord avec l’Iran incluant la réouverture du détroit d’Ormuz « a été largement négocié », affirme Donald Trump
Le MondeImage: Le Monde
Retrouvez nos analyses, témoignages et reportages sur la situation en Iran et au Moyen-Orient. Vous pouvez retrouver notre précédent live en cliquant sur ce lien. « Les derniers aspects et détails de l’accord sont actuellement en discussion et seront annoncés prochainement », a écrit le président américain sur son Truth Social, à la suite d’échanges téléphoniques avec des dirigeants de pays du Golfe, notamment. Posez votre question à la rédaction : Donald Trump affirme qu’un accord avec l’Iran a été « largement négocié, sous réserve d’être finalisé », et qu’il inclut la réouverture du détroit d’Ormuz « Un accord a été largement négocié, sous réserve de finalisation » entre les Etats-Unis, l’Iran et plusieurs pays du Moyen-Orient, a affirmé le président américain, Donald Trump. « Les derniers aspects et détails de l’accord sont actuellement en discussion et seront annoncés prochainement », a-t-il écrit sur son réseau social Truth Social, à la suite des échanges téléphoniques avec les dirigeants de l’Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, du Qatar, du Pakistan, de Turquie, d’Egypte, de Jordanie et de Bahreïn. Le projet d’accord avec l’Iran inclut la réouverture du détroit d’Ormuz, a-t-il encore affirmé. « Séparément, j’ai eu un échange avec le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, d’Israël, qui s’est lui aussi très bien déroulé », a ajouté M. Trump. L’équipe d’Iran, qui devait initialement établir son camp de base à Tucson, aux Etats-Unis, durant la Coupe du monde de football 2026, a obtenu de la Fédération internationale de football (FIFA) le droit d’en changer et s’installera finalement au Mexique, a annoncé le président de la Fédération iranienne. « Grâce aux réunions que nous avons eues avec les responsables de la FIFA (...) notre demande a été acceptée (...) Nous serons basés à Tijuana, près de l’océan Pacifique », a déclaré Mehdi Taj dans une vidéo relayée par l’agence iranienne de presse Fars. La sélection iranienne entrera en lice le 15 juin à Los Angeles contre la Nouvelle-Zélande. Puis elle jouera de nouveau dans la Cité des anges face à la Belgique le 21 juin, avant de conclure sa phase de groupes contre l’Egypte, le 26 juin à Seattle. « Le trajet pour nos deux matchs à Los Angeles ne prend que 55 minutes en avion, ce qui est très court comparé à Tucson en Arizona (...) . Pour effectuer ces déplacements, nous rencontrons des problèmes de visas, concernant notamment le nombre de visas disponibles. Ce problème sera bientôt résolu, car l’équipe entrera au Mexique. Nous pourrions peut-être prendre un vol privé avec Iran Air », a ajouté Mehdi Taj. Les dirigeants iraniens ont entamé des démarches pour l’obtention de visas en Turquie où l’équipe nationale effectue actuellement son stage de préparation pour la compétition. Le vice-président de la Fédération iranienne Mehdi Mohammad Nabi a expliqué mardi dernier « ne pas avoir la certitude que l’ensemble des joueurs et du personnel recevront leurs visas pour les États-Unis », tout en se montrant confiant. L’ambassadeur d’Iran au Pakistan, Reza Amiri Moghadam, a annoncé avoir discuté des « résultats des négociations avec les responsables de mon pays après mon retour de Téhéran » avec le ministre de l’intérieur pakistanais, Mohsin Naqvi, lui aussi récemment revenu de discussions en Iran. « Avec un optimisme prudent, nous pouvons espérer que, si l’autre partie fait preuve d’un engagement suffisant, une avancée positive est en train de prendre forme », a déclaré Reza Amiri Moghadam sur le réseau social X. L’ambassadeur iranien a également remercié le Pakistan pour son rôle dans les négociations. Emmanuel Macron s’est entretenu samedi avec Donald Trump et les dirigeants des Emirats arabes unis, du Qatar, d’Arabie saoudite et de Jordanie au sujet de la guerre au Moyen-Orient et du détroit d’Ormuz, alors que les tractations américaines avec l’Iran s’intensifient, a fait savoir son entourage à l’Agence France-Presse (AFP). « La France pousse pour la voie diplomatique et une solution négociée, avec comme priorité numéro un la réouverture du détroit d’Ormuz, complète et sans péage, la conclusion d’un cessez-le-feu et la reprise, ensuite, des négociations sur les autres volets [nucléaire, balistique et régional] », a précisé une source diplomatique. L’armée israélienne a annoncé qu’un de ses soldats avait été tué la veille près de la frontière avec le Liban, portant à 22 le nombre de morts dans ses rangs depuis le début de la guerre avec le Hezbollah pro-iranien. Le sergent-chef Noam Hamburger, âgé de 23 ans et originaire d’Atlit, dans le nord du pays, « est tombé dans le nord d’Israël », a écrit l’armée dans un court communiqué. Sollicitée par l’Agence France-Presse (AFP), elle a précisé qu’il est mort vendredi après-midi près de la frontière avec le Liban. Au total, 23 Israéliens ont été tués, dont 22 soldats et un contractuel civil, depuis le déclenchement des hostilités, au début de mars, avec le Hezbollah. Découvrez les articles les plus lus par nos abonnés Article réservé aux abonnés Isolée dans l’administration Trump, la directrice du renseignement, Tulsi Gabbard, annonce son départ pour raisons familiales Article réservé aux abonnés Affaire Patrick Bruel : près de trente témoignages, au moins huit plaintes, cinq enquêtes, et un cas d’école des débats sur les violences sexuelles Article réservé aux abonnés Sur le marché mondial de l’énergie, l’été de tous les dangers sur fond de guerre en Iran Article réservé aux abonnés « Réduire l’affaire Patrick Bruel à un fait divers glauque ne permettrait pas une juste compréhension des mécanismes des violences sexuelles » Article réservé aux abonnés Météo : + 15 °C en quelques jours, les variations brutales de température favorisées par le réchauffement climatique Article réservé aux abonnés L’histoire méconnue de Bella Ariel, mannequin pour Lanvin dans les années 1930 assassinée à Auschwitz Un accord entre les Etats-Unis et l’Iran « se rapproche grandement », a affirmé Donald Trump à CBS News, tout en estimant auprès du média Axios à « 50-50 » les chances d’un « bon » accord ou d’une reprise de la guerre. Sans accord, le président américain a affirmé à propos des Iraniens qu’il les ferait « exploser jusqu’à la fin des temps ». A propos des négociations, « chaque jour, ça s’améliore », a affirmé le président américain par téléphone à la chaîne de télévision américaine. Cette même source, qui cite des sources proches des discussions, assure que la dernière proposition comprendrait la réouverture du détroit d’Ormuz, le dégel de certains actifs iraniens dans des banques à l’étranger, et la poursuite des négociations pour trente jours supplémentaires. CBS News ne précise pas cependant quelle partie est à l’origine de ces propositions. Depuis plusieurs semaines, Donald Trump alterne menaces et optimisme sur la question d’une fin de la guerre avec l’Iran. Il rencontrera Jared Kushner et Steve Witkoff, en présence du vice-président, J. D. Vance, pour évoquer la dernière offre de Téhéran et devrait décider d’ici à dimanche de reprendre les hostilités ou non, a-t-il déclaré à Axios. Selon deux sources proches du dossier, Donald Trump devrait tenir une visioconférence avec plusieurs pays, dont l’Egypte, la Jordanie et la Turquie, samedi, pour discuter de la situation. Pouvez-vous nous parler de la carte du moyen Orient surnommée Middle east of America" ornée du drapeau américain publiée par trump? Bonjour et de rien ! Vous évoquez une publication sur le compte Truth Social du président américain, parue à 15 h 07 (heure à Paris). On y voit une carte du Moyen-Orient avec le territoire iranien recouvert d’un aplat du drapeau américain. Le titre de la carte est sous forme de question « United States of the Middle East ? » (« Les Etats-Unis du Moyen-Orient ? »). Cette publication provocatrice et outrancière, une habitude de Donald Trump, qui a déjà ciblé le régime de Téhéran avec des contenus générés par intelligence artificielle – la propagande iranienne a également recours à l’IA –, survient alors que Téhéran et Washington, par la voix du secrétaire d’Etat, Marco Rubio, rapportent des progrès dans leurs discussions. En visite en Inde, le chef de la diplomatie américaine a déclaré que les Etats-Unis pourraient « avoir quelque chose à dire » au sujet du conflit dans les jours à venir. « Des progrès ont été réalisés, et en ce moment même, alors que je m’adresse à vous, le travail se poursuit. Il est possible que, que ce soit plus tard dans la journée, demain ou dans quelques jours, nous ayons des informations à communiquer », a-t-il dit à des journalistes. Côté iranien, Esmaeil Baghaei, porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien, a dit qu’« après plusieurs semaines de pourparlers bilatéraux, on observe une tendance au rapprochement » avec les positions américaines, en révélant que son pays était en « phase de finalisation » d’un protocole d’accord avec Washington en vue de cesser les hostilités. « Cela ne signifie pas nécessairement que nous et les Etats-Unis parviendrons à un accord sur les questions importantes. » Cette percée apparente, mais fragile, a eu lieu après des semaines de blocages et de menaces. Encore samedi, le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, avait promis une réponse « écrasante » si les Etats-Unis reprenaient leur guerre contre l’Iran, dans la foulée d’informations de médias américains sur le fait que le président Donald Trump envisageait de nouvelles frappes contre Téhéran. « Après plusieurs semaines de pourparlers bilatéraux, on observe une tendance au rapprochement » dans les discussions en vue de mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient, a déclaré le porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien, Esmaeil Baghaei, à la télévision d’Etat IRIB. « Cela ne signifie pas nécessairement que nous et les Etats-Unis parviendrons à un accord sur les questions importantes », a toutefois cadré M. Baghaei, précisant que le dossier nucléaire ne faisait pas partie « à ce stade » de l’accord en discussions. M. Baghaei a aussi ajouté que son pays avait voulu « d’abord rédiger un protocole d’accord (...) composé de 14 clauses ». « Nous sommes actuellement en phase de finalisation de ces protocoles d’accord », a-t-il ajouté. Parmi ces 14 points figurent « la question du détroit d’Ormuz » ainsi que « la fin des actes de piraterie menées par les Etats-Unis contre la navigation internationale », allusion au blocus naval annoncé par Washington le 12 avril, alors que la République islamique avait de facto bloqué, depuis le début de la guerre, le détroit d’Ormuz, voie stratégique par laquelle transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde. Quelques minutes auparavant, le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, avait estimé qu’il y avait « une chance » que l’Iran accepte un accord visant à mettre fin à la guerre dès samedi. « Il est possible que plus tard aujourd’hui, demain ou dans quelques jours, nous ayons des informations à communiquer », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il espérait avoir de « bonnes nouvelles ». La veille, vendredi, M. Rubio, rapportait une « légère avancée » entre Téhéran et Washington. Dans un communiqué, le parti-milice chiite a affirmé que son secrétaire général, Naïm Qassem, avait reçu un message du ministre des affaires étrangères iranien, Abbas Araghtchi, assurant que l’Iran « ne renoncera pas à son soutien aux mouvements qui réclament la justice et la liberté, au premier rang desquels le Hezbollah ». Dans la dernière proposition iranienne transmise à Washington par des médiateurs pakistanais visant à obtenir « une fin permanente » de la guerre, la demande d’inclure le Liban dans le cessez-le-feu a été mise en avant, ajoute le communiqué. « Un soldat a été blessé à la suite d’une frappe israélienne hostile visant une caserne militaire dans la ville de Nabatiyé », a communiqué le commandement de l’armée libanaise dans un communiqué publié sur X. La France a interdit l’accès à son territoire au ministre de la sécurité nationale israélien, Itamar Ben Gvir, qui a diffusé une vidéo de militants de la flottille pour Gaza agenouillés et mains liées et provoqué un tollé international, a annoncé Jean-Noël Barrot, sur X, dénonçant des « agissements inqualifiables à l’égard de citoyens français et européens passagers de la flottille Global Sumud ». Dans un « avertissement urgent » publié sur les réseaux sociaux, le porte-parole arabophone de l’armée israélienne, le colonel Avichay Adraee, appelle les habitants de Nabatiyeh Al-Wadi, Kfar Tebnine, Arab Salim, Kfar Rumman, Habouch, Balat, Deir Kifa, Harouf et Jibsheet, à évacuer « pour [leur] sécurité » en prévision de bombardements contre le Hezbollah, au nord du fleuve Litani. Au moins dix personnes, dont six secouristes et une fillette, ont été tuées vendredi dans une série de frappes israéliennes sur le sud du Liban, selon le ministère de la santé libanais. Selon l’armée israélienne, ont été visés des combattants du Hezbollah se déplaçant à moto ainsi que des infrastructures de fabrication d’armes du mouvement chiite. « Nos forces armées se sont reconstituées pendant la période de cessez-le-feu de telle manière que si Trump commet un autre acte insensé et relance la guerre, [les conséquences] seront certainement beaucoup plus écrasantes et amères pour les Etats-Unis que le premier jour de la guerre », a déclaré, sur les réseaux sociaux, le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, selon l’Agence France-Presse. « Le maréchal Asim Munir est arrivé à Téhéran dans le cadre des efforts de médiation en cours », avait annoncé l’armée pakistanaise dans un communiqué publié vendredi soir (heure de Paris). Plusieurs agences de presse iranienne, dont ISNA et Tasnim, rapportent que les discussions ont repris, samedi à la mi-journée, entre l’envoyé pakistanais, dont le pays fait office de médiateur dans le conflit opposant Washington à Téhéran, et le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghtchi. L’Iran a toutefois tempéré les espoirs d’un accord imminent. « C’est la poursuite du processus diplomatique. On ne peut pas nécessairement dire que cela signifie que nous avons atteint un tournant ou une situation décisive », a mis en garde le porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien, Esmaeil Baghaei. Selon lui, les divergences demeurent « profondes » et des « questions importantes » restent en suspens : la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban, la situation dans le détroit d’Ormuz et le blocus américain des ports iraniens, a-t-il énuméré, cette fois cité par ISNA. A ce stade, le volet nucléaire, où là aussi l’écart entre les deux parties est grand, n’est pas abordé, a-t-il insisté. Depuis l’entrée en vigueur d’une fragile trêve, le 8 avril, après plus d’un mois de conflit, une seule séance de négociations, infructueuse, s’est tenue, le 11 avril à Islamabad. Depuis, les discussions se poursuivent en coulisses. Résumant la situation, le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, a fait part vendredi, lors d’une réunion de l’OTAN en Suède, de « progrès ». « Mais on n’y est pas encore, a-t-il ajouté. J’espère que cela changera. Honnêtement, cela pourrait ne pas être le cas. » Malgré ces efforts diplomatiques, les déclarations martiales continuent de part et d’autre. La diminution rapide des stocks de pétrole liée au blocage du détroit d’Ormuz fait craindre, à l’approche de la saison estivale, des pénuries sur certains produits raffinés comme le kérosène. Les sirènes d’alerte aérienne ont été activées en Israël en raison de « l’infiltration d’un avion hostile » dans le nord du pays, au-dessus de Kiryat Shmona et de Rosh HaNikra, près de la frontière avec le Liban, a affirmé l’armée israélienne. L’Iran a accusé, samedi, les Etats-Unis de saboter les négociations pour mettre fin à la guerre, au moment où un changement d’agenda de Donald Trump alimente les spéculations sur une reprise des hostilités. Dans une conversation avec le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghtchi, s’est plaint des « positions contradictoires et demandes excessives répétées » des Etats-Unis, ont rapporté les agences Tasnim et Fars. Ces facteurs « perturbent le processus de négociations menées sous l’égide du Pakistan », a estimé M. Araghtchi. Le chef de l’armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, se trouve à Téhéran dans le cadre de cette médiation menée par son pays. « Malgré sa profonde méfiance envers les Etats-Unis, la République islamique d’Iran s’est engagée dans ce processus diplomatique avec un esprit de responsabilité et le plus grand sérieux, et s’efforce de parvenir à un résultat raisonnable et équitable », a toutefois ajouté le ministre iranien. Le gouvernement américain envisage de nouvelles frappes contre l’Iran, rapportent vendredi les médias Axios et CBS, alors que Donald Trump a modifié son agenda pour rester à Washington ce week-end, alimentant les spéculations sur une possible reprise des hostilités contre Téhéran. Selon CBS News, des militaires américains se préparent à d’éventuelles nouvelles frappes au cours du week-end. Vendredi matin, le président américain a rassemblé ses plus proches conseillers pour discuter de la guerre en Iran, affirme de son côté Axios. Aucune décision n’a encore été prise, selon CBS. A la mi-journée, Donald Trump a annoncé qu’il ne pourrait pas assister au mariage de son fils Don Jr. et qu’il devait rester à Washington plutôt que de se rendre dans un de ses golfs pour des « raisons ayant trait aux affaires de l’Etat. »
Lire l'article original
Visitez la source pour l'article complet.




