L'Union européenne face aux défis de l'intégration bancaire
« L’Union de l’épargne et de l’investissement, c’est l’Arlésienne de l’Europe »
Image: Le Monde
L'Union européenne souhaite renforcer ses champions dans les secteurs des télécommunications et de la technologie en révisant sa doctrine de concentration. Cependant, les États membres, notamment l'Allemagne, montrent des réticences à laisser leurs banques stratégiques, comme Commerzbank, passer sous pavillon d'autres pays européens, ce qui complique l'intégration du secteur bancaire.
- 01L'Union européenne cherche à créer des champions dans les secteurs clés pour rivaliser avec les États-Unis et la Chine.
- 02Commerzbank a rejeté une offre de 39 milliards d'euros d'UniCredit, affirmant qu'elle ne reflétait pas sa valeur réelle.
- 03La résistance politique en Allemagne est forte, même dans le secteur bancaire traditionnellement moins protégé.
- 04Le gouvernement allemand, en tant que deuxième actionnaire de Commerzbank, soutient la banque pour préserver son autonomie.
- 05Luis de Guindos, vice-président de la BCE, a critiqué l'hypocrisie des gouvernements qui soutiennent l'intégration tout en s'opposant à des transactions spécifiques.
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L'Union européenne (UE) aspire à renforcer sa position dans les secteurs des télécommunications, de l'industrie et de la technologie en révisant sa doctrine de concentration. Cependant, la création de champions européens est entravée par la réticence des États membres à céder leurs fleurons nationaux à d'autres pays de l'UE. Le secteur bancaire est particulièrement touché par cette résistance. Récemment, Commerzbank, la deuxième banque d'Allemagne, a rejeté une offre d'UniCredit, une banque italienne, évaluée à 39 milliards d'euros, en arguant qu'elle ne reflétait pas sa valeur réelle. Cette situation met en lumière la difficulté pour les gouvernements de concilier l'idée d'une union bancaire européenne tout en protégeant leurs intérêts nationaux. Luis de Guindos, vice-président de la Banque centrale européenne (BCE), a souligné cette contradiction en déclarant qu'il est difficile pour les gouvernements de se dire favorables à l'Union de l'épargne et de l'investissement tout en s'opposant à des transactions spécifiques. Le soutien public à Commerzbank, où l'État allemand détient 12 % des parts, témoigne de la volonté de préserver les banques régionales face à la supervision européenne.
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La résistance à l'intégration bancaire pourrait limiter la capacité des banques allemandes à se développer et à rivaliser sur le marché européen, affectant ainsi les entreprises qui dépendent de leur soutien.
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