États-Unis: l'ex-militaire Frank Garcia confirmé au poste de «Monsieur Afrique» de la Maison Blanche
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États-Unis: l'ex-militaire Frank Garcia confirmé au poste de «Monsieur Afrique» de la Maison Blanche Après avoir vu défiler trois intérimaires depuis le retour de Donald Trump au pouvoir en janvier 2025, le poste de secrétaire d’État adjoint en charge de l’Afrique à la Maison-Blanche est enfin pourvu. Rompant avec la tradition, le Sénat américain a confirmé cette semaine dans cette fonction le vétéran de la marine Frank Garcia, un homme à l'expérience africaine limitée. Publié le : Sa nomination était attendue depuis longtemps. Quinze mois après le retour de Donald Trump au pouvoir et le départ de Molly Phee, le poste de secrétaire d’État adjoint en charge de l’Afrique à la Maison-Blanche - le fameux « Monsieur Afrique » - est enfin pourvu. Cette semaine, le Sénat américain a en effet confirmé le vétéran de la marine américaine Frank Garcia dans cette fonction, rompant au passage avec la tradition qui voulait jusqu'à présent qu'il revienne à un diplomate de carrière. Avec Frank Garcia en effet, fini ce type de profil, place à un homme du renseignement et du sécuritaire à l'expérience africaine limitée, choix qui en dit long sur la nouvelle approche des États-Unis à propos du continent africain. Ancien militaire et ancien collaborateur de la Commission du renseignement de la Chambre des représentants, Frank Garcia est peu connu des spécialistes de l’Afrique, Donald Trump assumant à travers sa nomination une ligne plus pragmatique. Un bureau Afrique affaibli Lors de son audition devant les sénateurs, Frank Garcia a repris plusieurs thèmes chers à l’électorat trumpiste qui constituent aussi le credo de l'America First : prônant de moindre dépenses au titre de l’aide humanitaire, il a mis en avant les intérêts commerciaux américains comme priorité. Frank Garcia hérite surtout d’un bureau Afrique affaibli qui a vu défilé à sa tête trois responsables intérimaires depuis le mois de janvier 2025 - le dernier en date, Nick Cheker, un ancien analyste de la CIA, n’est resté en fonction que quelques mois - et d'un appareil diplomatique américain sur le continent africain fortement réduit : sur les 51 ambassades américaines qui s'y trouvent, une trentaine sont aujourd’hui sans ambassadeur, souvent à la suite du rappel de leurs titulaires par Donald Trump sans remplacement annoncé. Sans compter qu'il faudra aussi à celui-ci trouver sa place dans une administration où une autre figure a pris de l’importance dans les dossiers africains, à savoir l'homme d'affaires et conseiller spécial du président Massad Boulos, un électron libre agissant en dehors des circuits diplomatiques traditionnels. À lire aussiMassad Boulos, un beau-père bien placé: le nouveau conseiller Afrique de Donald Trump intrigue
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